C8 : la grande enquête sur France Télévisions est «à oublier» !

Jacques Cardoze © AFP via Getty Images
Pierre Bertinchamps
Pierre Bertinchamps Journaliste

Jacques Cardoze ne fera finalement pas son «Complément d’enquête» sur le service public français.

C’est annoncé comme une «revanche» à la diffusion par France 2, dans «Complément d’enquête», d’un portrait sur Cyril Hanouna. Même si au rayon des révélations, le téléspectateur est resté sur sa faim… tout ce qui y était dénoncé était déjà connu du public.

La société de production de Cyril Hanouna, H2O Productions, avait annoncé qu’avec Jacques Cardoze (fraîche recrue de C8), elle préparait tout un magazine d’investigation consacré à France Télévisions, son financement et ses dépenses. Une sorte de petite vengeance entre vieux amis…

Evoquée, en grande pompe, dans «TPMP» à la fin de l’année 2023, le programme était attendu avec impatience. Rappelons que Jacques Cardoze connaît bien France Télé, puisqu’il a été en charge de «Complément d’enquête» de 2018 à 2021.

Trop d’intérêts économiques

Ce mois de février est synonyme de déstockage des projets aboutis en programmes, sur C8. Conséquence de la fermeture prévue pour la fin de ce mois, le sujet sur France Télévisions n’est pas dans les sommaires des numéros d’«Enquête complémentaire» (le mercredi), en ce moment sur la Huit.

Interrogé par le BuzzTV, le journaliste a précisé que l’enquête ne sera pas diffusée. «Il faut qu’on se dise les choses franchement : il y a trop d’intérêts économiques entre les uns et les autres. Banijay (qui produit «TPMP» et de nombreux programmes comme «Koh-Lanta» et «Fort Boyard», et où Cyril Hanouna a des parts) produit aussi pour France Télévisions», explique Cardoze. «Je me mets à la place d’un dirigeant d’un grand groupe : est-ce que ça vaut le coup de diffuser une enquête et de me mettre à dos un groupe avec lequel j’ai besoin de travailler ?».

«On peut l’oublier»

«Il faut l’expliquer aux téléspectateurs, il peut y avoir des coproductions sur des séries, des fictions, des rachats de films, des échanges de présentateurs, n’importe quoi. C’est une petite industrie où en réalité, les petits patrons de chaînes ont besoin les uns des autres.» Et de conclure : «On peut l’oublier celle-là».

Jacques Cardoze ne donne aucune précision sur son avenir, dès le mois de mars. Le journaliste avait été candidat à la présidence de Public,Sénat, la chaîne parlementaire, il y a un an, mais ce n’est pas lui qui a été choisi…

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