
Bénédicte Deprez : «J’ai retrouvé l’adrénaline quand la caméra s’allume»

L’animatrice de la matinale de NRJ arrive, le jeudi soir sur AB3 pour une série de documentaires.
Dès ce jeudi 3 avril à 20h30, AB3 propose une série de documentaires «La Belgique au cœur». Au programme : la chirurgie esthétique, la prostitution, l’obésité, les sages-femmes et la Foire agricole de Libramont.
Un retour sur le petit écran pour l’animatrice qui réveille les auditeurs de NRJ, depuis le mois septembre 2024.
D’où vient l’idée de cette série de documentaires ?
On va s’intéresser à des sujets de société interpellants pour les Belges. On va suivre des Belges ou des équipes de chez nous. Ce sont des sujets dont on a déjà beaucoup parlé, mais ce qui est inédit et exceptionnel, c’est qu’on veut montrer ce que ça « représente » en Belgique, et comment nous réagissons à ce type de thèmes sociétaux. C’est centré sur « nous », et on va probablement reconnaître des lieux près de chez nous.
Cet ancrage belge est-il important ?
C’est un reflet de ce qui se passe en Belgique aussi. Par exemple, la chirurgie esthétique, on sait que la demande augmente et que ça concerne des personnes de plus en plus jeunes. Mais comment ça se passe en Belgique ? On va donner la réponse. Même des hommes y ont recours. On va suivre Monsieur et Madame Tout-le-monde.
On va terminer sur une touche un peu plus « fleur bleue » avec la Foire de Libramont…
J’ai trouvé ça génial que l’on s’intéresse à cet événement. Il y a beaucoup de choses que se passent en Belgique, et on n’en est pas toujours fiers alors que c’est parfois prestigieux. La Foire de Libramont est une des plus grandes foires au monde pour le milieu agricole. On ne le dit pas assez ou on l’oublie.
Vous revenez à la télévision après le chapitre « RTBF ». Comment vous sentez-vous ?
Ça m’a fait plaisir, alors que ce n’était pas dans mes ambitions. Le challenge du « 6/9 de NRJ » était déjà assez gros : reprendre une matinale après Julie Taton, dans une nouvelle équipe et dans un groupe privé qui n’a pas le même mode de fonctionnement. Je voulais d’abord me concentrer sur ce défi-là, à la radio. C’est AB3 qui m’a proposé le projet. Sa belgitude me concerne et ça me représente bien. Présenter des plateaux de cette manière, je ne l’avais pas encore fait. J’ai essayé une nouvelle chose, et c’est comme ça que j’apprends. En plus, l’équipe de Louvigny Médias est très chouette. J’ai retrouvé cette adrénaline quand la caméra s’allume. Je me sentais à ma place.

Dans son élément sur NRJ
Vous avez des envies d’émissions de télé ?
Pas spécialement… je ne suis pas en recherche. Je me sens vraiment dans mon élément sur NRJ, en radio. Ce que j’ai aimé avec « La Belgique au cœur », même si je suis seule à faire du plateau et que c’est du documentaire auquel je n’ai pas participé, c’est la proximité avec le public dans les sujets abordés. C’est la même chose que je retrouve en radio. On s’intéresse à ce que vivent les auditeurs. C’est pour ça que j’ai accepté le projet d’AB3. Et il y a un lien puisque la matinale de NRJ passe le matin aussi sur AB3. Tout se tient…
Et sur NRJ, quel est votre bilan personnel ?
Les retour sont assez chouettes, et les chiffres sont bons. Il y avait une crainte, parce qu’un changement d’animatrice, c’est toujours compliqué. Ça bouscule les habitudes des auditeurs. La radio est un média d’habitudes, et on s’en sort bien puisqu’il n’y a pas de recul des audiences et les chiffres se stabilisent.
Porter une matinale, est-ce plus difficile qu’un programme de flux comme à l’époque sur Tipik ?
C’est clairement un tout autre exercice ! (rires) En termes de rythme de vie, ça change beaucoup. Pour être à l’antenne sur Tipik, je me levais à 7h30 ; maintenant, c’est 4h30. Ça demande des sacrifices. Après, il faut préparer l’émission et se mettre d’accord avec les collègues sur les sujets de l’émission. Et comme c’est une équipe, cette émission doit nous correspondre à tous, pas juste à moi. Il y a une belle cohésion de groupe et le projet a du sens. Je suis vraiment en accord avec moi et ce que je fais. C’est autre chose, et comme je suis « leadeuse », c’est un tout autre exercice. Plus complexe.
Le sport ne vous manque-t-il pas ?
Avec « 100% Sport », j’y ai pris goût. Je regarde depuis pas mal de compétitions chez moi, et d’ailleurs, on s’envoie des messages avec Jérémie Baise. Il est devenu un ami. Je continue à suivre le sport et je reste en contact avec le Comité Olympique (COIB). J’avais animé les activités de la Belgian House aux J.O. de Paris 2024. J’avais pu interviewer les athlètes, et j’avais adoré le faire. J’invite parfois des athlètes dans « Le 6/9 », c’est grâce à eux. Je reste connectée avec le milieu du sport. J’ai encore des missions de présentation lors de galas sportifs.
Il y a le catch sur ABxplore…
Ce serait tellement drôle ! Pourquoi pas ? Les nouveaux délires, je suis partante, et ça me ferait marrer. En plus, ça marche super bien !
La RTBF a choisi Jérémie Baise pour reprendre « The Voice Belgique ». Êtes-vous contente pour lui ?
C’est mérité à 100 ! Il voulait faire du divertissement depuis longtemps. Quand je l’ai appris, j’ai été heureuse pour lui. Il travaille beaucoup et il est déterminé tout en restant très respectueux. Ce n’est pas évident d’être comme ça dans le milieu des médias. Il a fait plusieurs castings, et il a juste été le meilleur. C’est un excellent choix, et un choix osé. Tant mieux, il va très bien faire le job.
Entretien : Pierre Bertinchamps
Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici