
Warner présente le « Superman » nouveau et le dernier film de DiCaprio au salon CinemaCon
Le studio hollywoodien en difficulté, Warner, a dévoilé mardi des images de son reboot très attendu de « Superman », ainsi que le nouveau film avec Leonardo DiCaprio au salon CinemaCon à Las Vegas.
Affaibli par plusieurs revers coûteux comme « Joker : Folie à Deux », Warner a fait monter sur scène des têtes d’affiche, dont Léonardo DiCaprio, pour promouvoir ses dernières productions à gros budget auprès des propriétaires de salles de cinéma.
Le studio américain mise notamment sur sa nouvelle version (« reboot », ou « redémmarrage ») de « Superman », prévu pour juillet aux États-Unis, afin de relancer sa gamme de films de super-héros, en perte de vitesse face aux super-héros de Marvel, rivaux de Disney.
Le réalisateur James Gunn a promis un regard neuf sur un personnage « perçu comme démodé par beaucoup ».
Ce nouveau Superman sera incarné par l’acteur américain David Corenswet. Mais un élément clé du film semble être le chien du super-héros, Krypto, qui occupe une place de choix dans les images dévoilées.
Inspiré par le chien de sauvetage mal élevé du réalisateur, Krypto mord souvent les talons de Superman ou saccage la base de la Forteresse de la Solitude de son maître, plutôt que de lui venir en aide.
Les premières images laissent deviner une approche plus légère, humoristique, en opposition aux précédentes adaptations de « Superman » de Warner, dont le ton ultra-sérieux a apporté de mauvaises critiques et des recettes décevantes.
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« Ce film célèbre la gentillesse et l’amour humain », a d’ailleurs promis James Gunn.
Brent Lang, rédacteur en chef de Variety, média américain spécialisé dans le cinéma a qualifié ce film de « dernière et meilleure chance pour Warner de faire un film qui rivalise avec Marvel ».
« Grillé le cerveau »
Ce lancement intervient alors que le studio tente de faire taire les nombreuses rumeurs selon lesquelles il prévoit de se séparer de ses directeurs de studio Pamela Abdy et Michael De Luca. Ceux-ci ont approuvé un certain nombre de films originaux à gros budget réalisés par des cinéastes primés, dont le film de science-fiction « Mickey 17 » du réalisateur de « Parasite » Bong Joon-ho, qui a déçu le mois dernier.
Autre espoir majeur du studio: « Une bataille après l’autre » de Paul Thomas Anderson, avec Léonardo DiCaprio en tête d’affiche.
Le film, qui a coûté plus de 140 millions de dollars, est librement inspiré du roman « Vineland » de Thomas Pynchon, qui se déroule en Californie dans les années 1980, à l’époque de la réaction conservatrice aux mouvements hippies des décennies précédentes.
L’acteur vedette d’Hollywood a déclaré qu’il souhaitait travailler avec Anderson, le réalisateur de « There Will Be Blood », depuis « près de 20 ans maintenant ».
Les premières images du film montrent Leonardo Dicaprio dans le rôle de Bob, un ancien « révolutionnaire » mais qui s’est « grillé le cerveau » en abusant de drogues et d’alcool pendant des décennies, qui part à la recherche de sa fille.
« Je pense qu’avec ce film, il a puisé dans quelque chose de politique et de culturel qui couve dans notre psyché », a déclaré l’acteur.
« Mais en même temps, c’est un film incroyablement épique d’une grande portée et d’une grande ampleur. »
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« Période d’exclusivité »
Mardi, Warner et Apple ont également présenté des images de « F1 », un nouveau film de course automobile avec Brad Pitt, du réalisateur de « Top Gun : Maverick », qui sortira en juillet.
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Le studio Lionsgate a fait venir le chanteur The Weeknd pour une comédie musicale surprise afin de promouvoir « Hurry Up Tomorrow », un nouveau film à suspense psychologique basé sur son dernier album dont la sortie est prévue en mai.
La journée a débuté par un appel de l’organisation professionnelle des cinémas américains à obtenir « une période d’exclusivité claire et cohérente » d’au moins 45 jours pour les nouveaux films avant d’être disponibles en streaming.
« Il doit y avoir une base de référence », a rajouté Michael O’Leary, président de Cinema United.
Les propriétaires de salles de cinéma affirment que les entrées ont été réduites en raison de la diminution de la durée d’exploitation des salles pendant la pandémie, en partie parce que les spectateurs supposent désormais – parfois à juste titre – qu’ils peuvent regarder les nouveaux films à la maison au bout de quelques semaines.
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